Une tique sur un chien ou un chat, c’est rarement impressionnant à voir. Souvent pas plus grosse qu’une graine de sésame, discrète, bien accrochée. Le problème, c’est ce qu’elle injecte. Certaines maladies transmises par les tiques peuvent tuer un chien en quelques jours si elles ne sont pas traitées. Et la saison haute, c’est maintenant.
🛒 Produits recommandés dans ce guide
- crochet tire-tique (type Tick Twister)Voir l'offre →
- Frontline ComboVoir l'offre →
- SerestoVoir l'offre →
Liens affiliés : un achat via ces liens peut nous rémunérer, sans surcoût pour vous.
Quand et où trouve-t-on des tiques ?
On a longtemps pensé que les tiques étaient saisonnières. Ce n’est plus tout à fait vrai. Avec les hivers plus doux, elles sont actives dès février en France et persistent jusqu’en novembre. Mais le pic reste mai-août.
Elles ne tombent pas des arbres. Elles attendent à hauteur d’herbe, pattes tendues, sur les bords de chemin, dans les buissons, les zones herbacées, les jardins. Votre chien les attrape en frisant les herbes hautes. Votre chat, en chassant dans le jardin.
Les zones à fort risque en France : l’est (Alsace, Lorraine, Bourgogne), l’Atlantique, les régions forestières en général. Mais aucune région n’est épargnée aujourd’hui.
Les maladies qu’elles transmettent
Toutes les tiques ne sont pas infectées. Mais certaines transmettent des pathogènes dans les heures qui suivent l’accrochage.
La piroplasmose est la plus connue et la plus dangereuse pour les chiens. Le parasite attaque les globules rouges. Les symptômes : fièvre soudaine, abattement prononcé, urines foncées ou rougesâtres. Sans traitement rapide, c’est souvent fatal. La piroplasmose ne touche pas les chats.
La maladie de Lyme (borréliose) peut affecter chiens et chats. Chez le chien : boiterie, fatigue, fièvre, douleurs articulaires. Elle peut évoluer vers des atteintes rénales chroniques si elle n’est pas diagnostiquée.
L’ehrlichiose et la bartonellose sont plus rares mais bien présentes dans certaines régions. Symptômes proches : fièvre, perte d’appétit, saignements anormaux.
Si votre chien a eu une tique et présente de la fièvre dans les jours suivants, mentionnez-le à votre vétérinaire. C’est souvent là que l’information fait la différence dans le diagnostic.
Comment retirer une tique correctement
L’erreur classique : brûler la tique, écraser la tique, mettre de l’alcool ou de la vaseline. Ces méthodes provoquent un stress chez la tique qui peut alors régurgiter dans la plaie et augmenter le risque de transmission.
La bonne méthode :
- Utilisez un crochet tire-tique (type Tick Twister) — quelques euros, disponible en pharmacie ou sur Amazon
- Glissez le crochet sous la tique, le plus près possible de la peau
- Faites tourner doucement dans le sens anti-horaire jusqu’à libération
- Vérifiez que la tête est bien venue avec le corps
- Désinfectez la zone
- Conservez la tique dans une petite boîte si vous souhaitez la faire analyser en cas de symptômes ultérieurs
Si une tête reste dans la peau : ne tentez pas de l’extraire avec une épingle. Consultez votre vétérinaire.
Quelle protection choisir ?
La meilleure protection reste la prévention. Plusieurs options, selon votre situation :
Les pipettes antiparasitaires (dont Frontline Combo, Advantix, Stronghold) s’appliquent dans la nuque toutes les 4 à 8 semaines selon la molécule. Elles restent très utilisées car simples et bien tolérées. Attention : certaines pipettes pour chien sont toxiques pour les chats (la perméthrine notamment). Vérifiez toujours l’espèce cible avant d’acheter.
Les colliers antiparasitaires (Seresto, Foresto) offrent une protection plus longue, jusqu’à 8 mois. Pratiques pour les chiens qui se baignent souvent ou les propriétaires qui oublient les pipettes mensuelles. Ils restent actifs même en cas de baignade régulière.
Les comprimés antiparasitaires (Nexgard, Bravecto, Simparica) ne sont disponibles que sur ordonnance vétérinaire en France. Très efficaces, surtout pour les chiens en zone à fort risque.
Les sprays sont utiles en complément ou pour les animaux qui tolèrent mal les pipettes, mais leur durée d’action est plus courte.
Conseil pratique : si vous vivez dans une zone à forte prévalence de piroplasmose, parlez de votre situation à votre vétérinaire avant de choisir un produit. Certaines molécules en vente libre ne sont pas les plus adaptées.
Après chaque balade : le réflexe inspection
Pas besoin de 20 minutes. Deux minutes suffisent. Passez les mains sur tout le corps de votre chien ou de votre chat, en insistant sur les zones de prédilection des tiques : autour des oreilles, entre les orteils, sous les aisselles, au niveau de l’aine et autour de la queue. Une tique qui vient de s’accrocher est petite mais perceptible au toucher.
Ce réflexe, pratiqué systématiquement après chaque sortie en zone à risque, réduit considérablement le temps d’exposition et donc le risque de transmission.
Les chats sont-ils aussi concernés ?
Oui, mais différemment. Les chats montrent rarement des signes cliniques de maladie de Lyme même quand ils sont infectés. Ils sont cependant réceptifs à certaines maladies transmises par les tiques, notamment l’hémobartonellose. Et ils rapportent parfois des tiques à la maison, sur eux ou accrochées à leur fourrure, qui peuvent ensuite piquer d’autres animaux ou des humains.
La protection antiparasitaire du chat est donc utile, avec les produits spécifiquement formulés pour lui.
Questions fréquentes
Ma tique était petite. Le risque est-il moindre ?
Pas nécessairement. Une tique peut transmettre des agents pathogènes dès les premières heures d’accrochage pour certaines maladies (Bartonella), même si pour la maladie de Lyme le risque augmente plutôt après 24h. La taille n’est pas le bon indicateur. Le bon indicateur, c’est la rapidité du retrait.
Mon chien est antiparasité. Peut-il quand même attraper une tique ?
Oui. La plupart des antiparasitaires ne sont pas répulsifs mais acaricides : ils tuent la tique après accrochage. Des tiques mortes peuvent rester sur votre chien. D’où l’intérêt de continuer l’inspection même avec un chien traité.
Puis-je utiliser un produit antiparasitaire chien sur mon chat ?
Non, jamais sans vérification. La perméthrine, présente dans de nombreux antiparasitaires pour chiens, est hautement toxique pour les chats. Lisez toujours l’étiquette.
Comment savoir si mon chien a la piroplasmose ?
Fièvre soudaine, abattement marqué, urines foncées ou rougesâtres dans les jours suivant une possible exposition aux tiques. Consultez en urgence, le diagnostic se fait par une prise de sang et le traitement doit être rapide.
Y a-t-il un vaccin contre la piroplasmose ?
Oui, pour les chiens (Pirodog). Son efficacité est partielle et il n’est pas recommandé dans toutes les régions. Renseignez-vous auprès de votre vétérinaire selon votre localisation et les habitudes de votre chien.
Une tique retirée dans les heures qui suivent son accrochage, c’est un risque de transmission très fortement réduit. La protection antiparasitaire fait le reste. Ces deux habitudes, adoptées ensemble, suffisent à traverser l’été sans incident pour la grande majorité des chiens et des chats.
Cet article peut contenir des liens vers des produits sélectionnés pour leurs qualités. En achetant via ces liens, vous soutenez guideanimal.fr sans frais supplémentaires pour vous.
Sources
- ESCCAP France — Tiques du chien et du chat : piroplasmose, Lyme, ehrlichiose
- La Compagnie des Animaux — Répartition géographique de la piroplasmose et de la maladie de Lyme en France
- Urgences-vétérinaires.fr — 7 questions sur la piroplasmose du chien
Sources
- ESCCAP France — Guide n°3 : Lutte contre les ectoparasites (tiques) chez les chiens et les chats
- Institut Pasteur — Maladie de Lyme : épidémiologie, transmission par les tiques et prévention
- ANSES — Tiques et maladies transmises aux animaux de compagnie
- Santé Publique France — Maladies vectorielles à tiques : données épidémiologiques nationales